17 · QUATUOR BÉLA - Jardinsmusicaux

13 – 30 AOÛT 2020

13.8 – 30.8.20

17 · QUATUOR BÉLA

Quatuor Béla © Sylvain Gripoix

Je 27.08.20

19:00

BENJAMIN BRITTEN ( 1913 – 1976 )
Quatuor no 1 en ré majeur op. 25 ( 1941 )

Andante sostenuto – Allegro vivo – Andante – Allegro
Scherzo : Allegretto
Andante calmo
Finale

Quatuor no 3 en do majeur op. 94 ( 1976 )

Duets ( avec mouvement modéré )
Ostinato ( très rapide )
Solo ( très calme )
Burlesque
Récitatif et Passacaille « la Serenissima »

QUATUOR BÉLA
Frédéric Aurier, violon
Julien Dieudegard, violon
Julian Boutin, alto
Luc Dedreuil, violoncelle

Enregistré par RTS Espace 2

Si Britten est principalement célébré aujourd’hui pour ses opéras, on sait peu qu’il s’est également illustré dans la musique de chambre, et notamment le quatuor à cordes. Nous sommes particulièrement heureux de faire connaître ce répertoire superbe et quasi ignoré.

Les éléments « classiques » de notre musique occidentale – tonalité, mélodie, formes claires – sont toujours bien ancrés chez Britten. Mais ils sont comme entendus « d’ailleurs », « de plus loin », « d’un autre monde » ou tout simplement… de notre temps. C’est ainsi qu’une marche militaire bien scandée mènera souvent au désordre le plus débridé, la joie lumineuse d’une tarentelle tournera à l’inquiétude ou à la peur panique. Plus loin, la stabilité d’une passacaille, terrienne et réconfortante, chavire en délires oniriques ou métaphysiques. Ou encore voici une mélodie qui voyage dans tous les tons alors que sa basse ne dévie pas. Ces situations musicales typiques de Britten stimulent les doutes, l’étrange, la magie et les méandres de la psyché.

Ce regard éclairé sur nos racines, ce détachement et cette hauteur de vue, à la fois tendres et objectifs, ne sont-ils pas aussi modernes qu’une abstraction se fondant sur la virginité culturelle, l’idiotie simulée ou provoquée ?

Dans ses œuvres bouleversantes et sans fond, Britten s’insinue dans nos mémoires ; musiques comme presque déjà entendues mais toujours imprévisibles. De cette parade sauvage*, dont Britten a seul la clé, se détache une qualité indiscutable : la sincérité.

* Arthur Rimbaud / Britten : Les Illuminations : J’ai seul la clé de cette parade sauvage.

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QUATUOR BÉLA

13.8 – 30.8.20

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