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Talichovo kvarteto, 21.8.2019, Praha © Radek Kalhous

Je 20.08.26

CONCERT 21:00

Enregistré par la RTS

Durée : 60 min

LUDWIG VAN BEETHOVEN (1770-1827)
Grande Fugue en si bémol majeur op. 133 (1825)

BÉLA BARTÓK (1881-1945)
Quatuor à cordes n° 6 en ré majeur Sz. 114 (1939)
Mesto – Vivace
Mesto – Marcia
Mesto – Burletta. Moderato
Mesto

FELIX MENDELSSOHN (1809-1847)
Pièces pour quatuor, op. 81 (1843-1847)
Capriccio en mi mineur (MWV R 32)
Fugue en mi bémol majeur (MWV R 23)

QUATUOR TALICH
Jan Talich, violon
Roman Patočka, violon
Radim Sedmidubský, alto
Michal Kaňka, violoncelle

La musicalité sans faille des Talich, leur sens inné de l’improvisation et l’extrême dramatisation de leurs lectures en font les interprètes idéaux de ce programme intense.

En une vision prophétique, Beethoven recule les limites musicales jusqu’au gouffre. Écrite à l’origine comme mouvement final du Treizième Quatuor op. 130, la Grande Fugue représente le couronnement de son œuvre, tant par sa dimension que par son esprit. Une immense progres- sion à la somptuosité quasi orchestrale où se côtoient, indissociables, l’exultation et le tragique.

La « Grande Fugue » pulvérise toutes nos notions de mesures tant humaines que musicales, par cette énergie soudaine, soutenue, à peine croyable, comme jaillie d’une aire de lancement musicale.
Igor Stravinsky

Mieux vaut revenir à l’étonnement face à cette œuvre, l’écouter et la réécouter comme totalement nouvelle, inconnue. Nous ne manquerons pas de nous rendre compte que la « Grande Fugue » appartient à un univers de conflits où les exigences d’un langage nouveau et celles d’une forme constituée s’affrontent dramatiquement : là réside son extraordinaire puissance de choc.
André Boucourechliev

Le Sixième Quatuor est la dernière œuvre importante composée par Bartók avant son exil aux États-Unis. Il témoigne des moments tragiques que vit le compositeur en cette année 1939 : la mort de sa mère et l’adieu définitif au pays natal. Ces événements ont infléchi son projet musical tant sur le plan formel qu’expressif. Conçu à l’origine en quatre parties séparées de carac- tères distincts, le quatuor va se voir modifié par l’insertion, à chaque début de mouvement, d’une musique lente, mesto (triste), sorte de ritournelle lyrique se déployant tout au long de l’œuvre et formant une continuité brisée. Portée par la ritournelle, la tragédie envahit progressivement l’ensemble du quatuor.

Ultime quatuor de Mendelssohn, l’op. 81 apportera une conclusion passionnée mais apaisée à ce programme déferlant.

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Soirée diffusée en direct par la RTS
Fermeture des portes à 21:00 (pas d’entrée tardive)
Le concert peut être écouté sur RTS Espace 2 et l’application Play RTS

AVEC LE SOUTIEN DE

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Quatuor Talich - Beethoven - String Quartet in C minor Op 18 No. 4