LA RUÉE VERS L’OR

La Ruée vers l'Or Chaplin © Benjamin Visinand

Di 23.08.26

CINÉ-CONCERT 17:00

TOUS PUBLICS

Durée : 90 min

FILM ET MUSIQUE DE CHARLIE CHAPLIN
La Ruée vers l’or (1925)
Représentation donnée avec l’aimable autorisation de Roy Export SAS et Bourne Co.
Charlie Chaplin TM © Bubbles Incorporated SA

 

ORCHESTRE DES JARDINS MUSICAUX
Direction : Valentin Reymond

Production Jardins Musicaux
Collaboration La Lanterne Magique

Klondike, 1898. Les premiers chercheurs d’or sont confrontés aux montagnes enneigées. Dans une vision chaplinesque de l’Alaska, Charlot s’y aventure et trouve refuge dans une cabane…

Tourné en 1925, le film garde aujourd’hui encore la même force : inventivité, exceptionnel talent d’observation du quotidien, originalité d’un onirisme omniprésent qui transfigure la plupart des situations. On peut tout à la fois y admirer un portrait féroce et touchant de l’être humain, une vision crue de ce qu’est le capitalisme et une référence très personnelle à la propre biographie du réalisateur.

Confrontés à des conditions de vie marquées par la faim, le froid, la brutalité, la peur, la pauvreté et l’injustice quotidienne, les personnages révèlent leur cupidité. Par contrecoup, Charlot recourt à l’humour et à la dérision, mais utilise la culture et la dignité comme rempart à la bestialité. Une scène comique, immortelle et terrible le montre faisant d’une chaussure son repas (le soulier bouilli EST une volaille, les lacets SONT des spaghettis et les clous, les os !) ; un repas certes absurde mais qui respecte les codes de la bienséance et rend au misérable son humanité. De même, il met en scène le plus beau – et le plus court – ballet imaginable, un moment inoubliable où les chaussons de la ballerine sont des petits pains. Chaplin évoque aussi sa destinée – et notamment sa réussite personnelle née d’un paradoxe (« Je suis devenu riche en jouant un pauvre », avait-il coutume de dire). La fortune est aussi le fruit du hasard (plus que celui du mérite). L’irrésistible gag de la cabane inclinée à 45 degrés, en équilibre très instable, nous le rappelle.

Dans ses yeux brûle la flamme du désespoir. Comme tout véritable humoriste, il possède une dentition de fauve et s’élance avec elle sur le monde.
Franz Kafka, à propos de Charlie Chaplin

Représentation donnée avec l’aimable autorisation de Roy Export SAS et Bourne Co.
Charlie Chaplin TM © Bubbles Incorporated SA

Charlie Chaplin - La ruée vers l'Or