Durée : 70 min
LUDWIG VAN BEETHOVEN (1770-1827)
Symphonie n° 9, en ré mineur op. 125 (1822-24)
pour chœur, solistes et orchestre
poème de Johann Christoph Friedrich Schiller
1. Allegro ma non troppo, un poco maestoso
2. Molto vivace
3. Adagio molto e cantabile
4. Finale. Presto – Allegro assai – Presto – Allegro assai – Alla marcia,
Allegro assai vivace – Andante maestoso – Allegro energico, sempre ben marcato – Allegro ma non tanto – Prestissimo
Laurence Guillod, soprano
Annina Haug, mezzo-soprano
Paul Kirby, ténor
Benoît Capt, baryton
ENSEMBLE LA SESTINA préparé par Adriano Giardina
ORCHESTRE DES JARDINS MUSICAUX Direction : Valentin Reymond
Production des Jardins Musicaux
Joie, étincelle divine, Tous les humains deviennent frères.
Extrait de l’Ode à la joie de Schiller mise en musique par Beethoven
L’art comme moyen de s’élever.
Largement considérée comme un chef-d’œuvre du répertoire occidental et l’une des plus grandes œuvres musicales jamais écrites, la 9e Symphonie de Beethoven forge depuis deux siècles, dans la conscience universelle, un message autour duquel les hommes se retrouvent et s’unissent. L’œuvre s’ouvre dans le mystère du chaos originel pour culminer sur un hymne à la gloire de la civilisation.
D’une dimension totalement hors norme pour l’époque, avec un quatrième et dernier mouvement dépassant à lui seul les vingt-cinq minutes, la construction l’est au moins autant, avec, en plus, cette audace consistant à amalgamer les voix humaines et celles de l’orchestre. Tout est exceptionnel dans cette symphonie qui représente une sorte de sublimation de l’art du compositeur.
Cet appel à la fraternité a marqué un tournant décisif dans ce style musical (la symphonie) mais aussi dans la capacité des créations artistiques à intervenir dans la vie publique et politique ; Beethoven y pensait déjà, alors que les troupes françaises envahissaient Vienne et passaient « sous sa fenêtre » en 1805 et 1809.