23 · Le Tribun - Jardinsmusicaux

17 AOÛT - 1er SEPTEMBRE 2019

17.8–1.9.19

23 · Le Tribun

Sa 31.08.19

17:00

UNE MAGISTRALE FARCE DRAMATIQUE
AVEC TAMBOURS ET “TRUMPETTES”

Après des années d’étude de la rhétorique politique et de la démagogie, Kagel a développé un morceau d’éloquence absurde mais touchant juste, qui démasque impitoyablement le non-sens d’un démagogue se posant comme l’homme providentiel. Ce modèle de discours politique en tant qu’instrument de domination constitue un plaidoyer, plein d’art et de subtilité, en faveur de la démocratie.

Jury de l’Académie allemande
des Beaux-Arts de Francfort

MAURICIO KAGEL
Le Tribun – Dix marches pour rater la victoire
pour orateur politique, fanfare et haut-parleur

KURT WEILL – BERTOLT BRECHT
Das Berliner Requiem

Direction musicale : Valentin Reymond
Mise en scène : Michel Kullmann
Scénographie et costumes : Christian Rätz
Son : Jean Faravel
Lumières : Jean-Philippe Roy

Michel Kullmann, comédien
Paul Kirby, ténor
Charles Johnston, baryton
Grzegorz Rózycki, basse
Garance La Fata, comédienne
ORCHESTRE DES JARDINS MUSICAUX

Une production de l’Opéra Décentralisé Neuchâtel

Précurseur du Théâtre musical, l’argentin Mauricio Kagel écrit Le Tribun en 1978 / 79. Il y dénonce les dictatures d’Amérique latine dans une magistrale farce dramatique accompagnée de Dix Marches pour rater la victoire. L’œuvre rappelle les discours de Chaplin dans Le Dictateur.

La parodie, le grotesque et la folie narcissique sont là. Plus contemporaine peut-être, la transposition théâtrale rend lisible la démagogie, le vide du discours et, sous couvert d’une poétique exaltée, l’embrigadement derrière l’étendard de l’appartenance, de l’identité nationale. Kagel le fait en homme de théâtre : ses Marches, son texte malicieux et son dispositif électro-acoustique servent, à leur manière, de loupe pour grossir le trait.

Deux versions et trois représentations du Tribun durant le Festival : la Première aura lieu dans une friche industrielle, l’Ancienne usine de pâte de bois de Rondchâtel, dans le cadre des festivités organisées pour le 100e anniversaire du Prix Nobel Carl Spitteler. Dans un autre décor, deux représentations seront données dans La Grange aux Concerts de Cernier.

Das Berliner Requiem, sorte de montage de plaques commémoratives, d’épitaphes, de chants funèbres écrits par Brecht et Weill 10 ans après la Première Guerre mondiale, résonne ici comme un écho dramatique… ou prémonitoire.

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