Nous continuons notre découverte de Britten avec Valentin Reymond, directeur artistique des Jardins Musicaux. Première partie: Britten: le père tutélaire des Jardins Musicaux.

Nous avons compris le lien si particulier que les Jardins Musicaux entretiennent avec la trajectoire personnelle et artistique de Britten. Une œuvre de Britten particulièrement marquante?

L’œuvre de Britten est importante et variée. Ses dix-sept opéras font aujourd’hui date, comme autant de chefs-d’œuvre. Dans sa production religieuse, une œuvre est particulièrement marquante, le War requiem (Requiem de guerre). Cet oratorio spectaculaire est beaucoup joué en Grange Bretagne; il l’est moins chez nous. Dédié à quatre soldats, nommés mais inconnus, tombés durant la guerre, il requiert un effectif important: un très grand chœur, un chœur d’enfants, trois solistes, un orgue et deux orchestres. Britten l’a écrit, pour l’inauguration, en 1962, de la Cathédrale de Coventry reconstruite après le bombardement de sinistre mémoire.

Quelques questions à Valentin Reymond, directeur artistique des Jardins Musicaux.

Britten est un compositeur très souvent joué aux Jardins Musicaux, pourquoi?

Les chemins empruntés par l’Opéra Décentralisé, les Jardins Musicaux, Bal(l)ades et la Grange aux Concerts ont tous trouvé une source d’inspiration (pourtant jamais vraiment thématisée) dans les travaux de Benjamin Britten. En particulier la période du sortir de la seconde guerre mondiale lorsqu’il crée l’English Opera Group, le Festival d’Aldeborough, les concerts décentralisés et qu’il investit et reconstruit, dans son village natal le Snape Malting, une ancienne malterie du 19e siècle.

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